Comment rédiger son testament ?

Le cinéma et la littérature nous présentent souvent des histoires de testaments révélés, après le décès, à tous les héritiers. Les testaments les plus farfelus sont propices à faire éclore le drame… Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, la réalité égale, voire dépasse, la fiction. Les conflits judiciaires nés d’un testament sont encore fréquents aujourd’hui, ainsi que l’a récemment montré l’affaire Hallyday. Une bonne partie du contentieux porte sur l’interprétation des termes du testament, de sorte que de nombreux procès pourraient être évités par une rigoureuse rédaction du testament.

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L’intervention d’un notaire est-elle nécessaire pour établir un testament ?

La réponse à cette question est très simple : il n’est pas nécessaire de recourir au notaire pour élaborer un testament. Un testament manuscrit peut tout à fait être valable, mais il doit respecter plusieurs conditions. En plus de l’exigence d’une date et d’une signature, le testament doit encore être intégralement écrit par la personne concernée. Il n’est pas possible de confier la rédaction du testament à quelqu’un d’autre pour se contenter de le signer. Pareillement, on ne peut se limiter à une signature apposée à la fin d’un testament dactylographié.

Lorsque le testament est rédigé par le notaire, toutes ces exigences formelles ne sont pas requises. On considère que l’assistance d’un notaire, tenu de conseiller son client, atteste suffisamment de la compréhension des termes du testament. Aussi, pour être valable, ce testament est établi en présence de témoins ou d’un second notaire, qui apposent alors leur signature.

La force d’un testament notarié est plus importante que celle du testament manuscrit : toute contestation des héritiers sur la date et sur la réalité des termes du testament sera extrêmement difficile à faire aboutir.

Quels sont les risques lors de la rédaction solitaire du testament ?

Les risques d’une rédaction solitaire du testament sont connus. Souvent peu informé, ou mal informé par des forums juridiques à la pertinence douteuse, le testateur ne maîtrisera pas la portée de ce qu’il écrit.

Le problème naît le plus souvent d’une rédaction équivoque du testament, comme lorsqu’il est prévu que la succession sera entièrement transmise à « l’enfant préféré » ou au « petit-fils assuré ». En ce cas, l’enjeu au décès sera alors de se disputer l’affection du défunt…

Egalement, la répartition des biens qui peut être décidée par le défunt peut être sujette à controverse : le défunt a-t-il voulu composer les différents lots de sa succession entre les héritiers ou est-ce simplement une proposition ?

On peut encore citer le problème posé par la multiplicité des testaments : quand une personne écrit un nouveau testament, entend-elle annuler entièrement les précédents ou les révoquer seulement en partie ?

Tels sont là quelques problèmes, parmi beaucoup d’autres, que peut soulever une rédaction défectueuse du testament. Par conséquent, on ne saurait que trop conseiller à une personne désireuse de préparer son testament de consulter un notaire. Lui demander conseil n’impose pas de lui confier la rédaction finale du testament. Le notaire, en sa qualité d’officier public, offrira son expérience au testateur.

Comment m’assurer de la conservation du testament ?

Une fois le testament rédigé, encore faut-il s’assurer que celui-ci pourra être conservé jusqu’au décès, voire au-delà. Il serait facile à un héritier, retrouvant dans les papiers du défunt un testament qui lui déplaît, de brûler celui-ci.

Pour protéger le testament, le recours au notaire apparaît là encore indispensable. Lorsque le testament est rédigé par ses soins, il conserve de toute manière le testament pendant soixante-quinze ans. L’on peut aussi, même si le testament est simplement manuscrit, le déposer auprès du notaire ; en ce cas, il sera aussi conservé pour la même durée. Dans tous les cas, le testament est signalé sur un fichier national, le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV), que le notaire de la succession consultera, où qu’il se trouve en France.

Auteur de l'article

Vincent Chauveau

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